Prend ma main, ou je t'arrache la tienne.
Une brûlure d'estomac inextinguible, l'envie de cracher mes poumons à m'en exploser le coeur, je ne vous remercie pas de m'avoir dit "tais toi ou crève", crève le mot qui rime avec rève, étrange coïncidence, belle malchance, la rime nous les fait voir comme synonyme, et tout d'un coup l'un devient lié à l'autre. On dit que les adultes, ce sont ceux qui ne croient plus à ces rêves d'enfants, quelle vulgarité blessante, combien d'enfants ont cru à leurs rêves, combien d'adultes n'y croient plus, ce n'est pas qu'ils n'y croient plus, c'est tout simplement qu'ils ne rêvent plus, avec comme un doigt posé sur la détente, un flingue posé sur la tempe. La question n'est plus de savoir quand ils s'envoleront, mais de quand ils disparaîtront, sauf les plus optimistes, les plus idéalistes qui pour toute résignation ont la conviction qu'il y a un après. Ils n'ont pas dû voir de gens expirer, ou en ont trop vu pour imaginer leur absence d'être. La beauté de la vie, c'est qu'elle ne l'est pas. Il ne faudrait néanmoins pas tout estampiller de cette marque rouge sang, il y a de ces choses qui valent le coup, elles vous glacent les veines, vous trifouillent de l'intérieur, vous égorgent gentiment. Cette voix, et vous retombez du 4e étage, le vent siffle sur vos joues, les caresse, les rougit et vous vous écrasez. Putain de haut le coeur, ce spasme nerveux vous étreint dans votre sommeil.
Non, je ne dirais pas merci. Je pointe cette article là et retourne à ma dissert'.